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10. La métaphore dans le discours spécialisé

Article
Publié : 12 novembre 2013

Langage métaphorique et corruption de la pensée dans le discours social camerounais


Edouard Christian DJOB-LI-KANA, doctorant, Universite de Ntnu Département des étrangères Trodheim Norvège, edokana@yahoo.fr/ edouard.djob-li-kana@ntnu.no

Résumé

La pratique de la corruption reste une constante de la vie de tous les jours au Cameroun malgré les pressions internationales et de nombreux plans de lutte contre la corruption. Le classement de l’organisation « Tansparency International » a signalé par plus d’une fois ce pays comme ayant le plus grand indice perceptible de corruption et la presse locale revient régulièrement et abondamment sur ce phénomène. Cet article présente et commente quelques éléments du jargon de la corruption tel qu’il se déploie chez le fonctionnaire camerounais dans le but de faire ressortir sa spécificité.

Abstract

The practice of corruption is common in Cameroon despite international pressure and many plans struggles against corruption. The classification of the organization "International Tansparency" reported more than once this country to have the largest index of corruption and the local press back regularly and extensively on this phenomenon. This article comments the jargon of corruption of Cameroonian’s servant in order to highlight its uniqueness.


Table des matières

Texte intégral

Dans cette communication, nous tenterons d’indiquer la place et le fonctionnement de la métaphore dans un genre de discours spécialisé, celui de la corruption. Concrètement, il sera question de décrypter certains éléments du jargon du fonctionnaire camerounais corrompu en commentant ses subtilités, notamment son style métaphorisé. Comme support illustratif, nous nous appuierons sur quelques exemples récurrents et frappants recueillis dans une édition de presse écrite locale (Le Messager, 2003). Avant cela, définissons d’abord notre discours spécialisé, c’est-à-dire soulignons ce qui fonde son statut, sa spécificité et qui, par conséquent, le distinguerait des autres discours.

On a toujours noté  la coexistence des discours relevant de la littérature – les genres épiques, épidictiques, prosaïques - et les discours relevant du genre non littéraire, ceux  notamment qui répondent directement aux besoins de la vie de la cité. Notre communication, qui tente d’analyser le jargon du fonctionnaire camerounais corrompu, s’inscrit  dans  l’axe d’étude d’une pratique discursive non-littéraire et spécialisée. Qu’entendons-nous par discours spécialisé ?

En effet, pour mieux circonscrire le concept de « discours spécialisé », il faut déjà définir la notion de « discours ». En sciences du langage, le « discours » est inséparable de la « langue ». Il se réfère à la parole effective – la parole orale, écrite, gestuelle - et a une vocation expressive et communicative ; alors que la langue s'établit comme de la parole virtuelle et puissancielle (Gustave Guillaume, 1984), c’est-à-dire comme un code, un répertoire lexicologique propre à une communauté donnée. Ainsi, à l'inverse de « la langue » qui est produite par des opérations de représentation du pensable, « le discours » relève d'opérations d'expression du pensé. Il est, en d’autres termes, le produit de l'exploitation momentanée des ressources instituées en langue, et

« l’usage de la langue dans un contexte particulier » (Charaudeau et Maingueneau 2002 :185). De ce point de vue, la langue, en fonction du contexte, de l’environnement et du cadre, peut donner lieu à plusieurs types de discours. Elle peut engendrer des discours spécialisés, ceux utilisés dans différents secteurs d’activité, et bien d’autres discours utilisés ordinairement pour exprimer une pensée. Ceci revient à dire que le discours spécialisé renvoie à un certain usage de la langue, à un certain vocabulaire, à une certaine terminologie propre à un métier et à une action  donnée. Il peut de ce fait être assimilé à la langue de spécialité, celle utilisée par certaines catégories socioprofessionnelles dans le cadre de leur pratique professionnelle. A la seule différence que les éléments lexicographiques qui fondent une langue de spécialité sont envisagés dans le cadre d’une approche non fonctionnelle – les lexèmes -, alors que les éléments lexicographiques qui fondent le discours spécialisé sont examinés dans le cadre d’une approche fonctionnelle, celle  qui met l’accent sur les unités réalisées et actualisées en discours.

A tout prendre, l’on peut dire que le discours spécialisé est un langage complexe qui met en jeu les éléments pragmatiques, lexicaux, morphosyntaxiques, caractéristiques des usages langagiers propres à l’exercice de certaines activités (Charaudeau et Maingueneau 2002 : 540). Autrement dit, c’est un discours dont le contenu référentiel et certaines caractéristiques phraséologiques sont immédiatement reconnus par le grand nombre comme étrangers à leur expérience commune. Maingueneau  l’explicite davantage lorsqu’il pense que le spécifique du discours spécialisé se perçoit dans la combinaison d’ « un critère thématique corrélé à une situation énonciative spécifique […] qui est susceptible de favoriser le recours à une organisation discursive particulière, à des constructions syntagmatiques originales aux yeux des novices.» (Charaudeau et Maingueneau 2002 : 540).

De ce qui précède, le jargon de la corruption, tel qu’il se déploie chez certains fonctionnaires camerounais, est un discours spécialisé, car il dispose d’un vocabulaire et d’une construction spécifique inaccessible aux profanes, c’est-à-dire à ceux qui n’ont aucune expérience de ce phénomène. Il s’agit d’un discours particulier et atypique accompli pour solliciter ou pour recevoir des offres, des présents ou n’importe quel droit - papier de l’administration, retrait postal, sortie de marchandises du port, soins à l’hôpital. Son inaccessibilité tient au fait que la corruption étant un délit inscrit dans le répertoire de l’administration et de la gestion de l’Etat, la corruption étant perçue comme une destruction de l’intégrité dans l’accomplissement de charges publiques, ces arnaqueurs, investis d’une autorité publique, usent des procédés uniques pour opérer en toute clandestinité. Ils utilisent une terminologie spécifique que les initiés reconnaîtraient facilement et qui, selon nous, définirait le caractère spécialisé de leur jargon ou à tout le moins lui conférerait une certaine autonomie. Cette terminologie se situe au confluent d’énoncés qui laissent transparaître un discours hétérogène et hybride, qu’on peut refonder dans la métaphore. En d’autres termes, la métaphore tient une place de choix dans le jargon que nous voulons présenter, car celui-ci s'appuie essentiellement sur des symboles et se déploie sous des formes ambiguës que l’on reconnaît habituellement à cette figure. C’est un discours biface, dual et à la limite flou pour le non-initié.

La notion de métaphore est issue, dans le cadre de la rhétorique classique, d’une longue tradition littéraire qui commence avec Aristote au 4e siècle avant J.C. Fontanier (Fontanier 1977 : 99) la définit comme une figure consistant à représenter une idée par une autre plus frappante et plus connue. En effet, pour Fontanier, on parle de métaphore lorsqu’on abandonne une expression A1 qui est le propre d’une idée « Id1 », au profit d’une autre expression B2 non propre de « Id1 » mais servant à l’exprimer temporairement. Fontanier pense, en d’autres termes, qu’il existe une seule et même idée qui préexiste dans l’emploi de la métaphore et même dans l’emploi de toutes les figures. Sa conception a été reprise par plusieurs approches qui considèrent la métaphore comme une comparaison sans terme comparant où les éléments sont liés par une analogie implicite, par une certaine ressemblance. Kerbrat-Orecchioni (Kerbrat-Orecchioni 1982 : 31) évoque cette conception lorsqu’elle souligne que la métaphore suggère la présence simultanée de deux couches signifiantes, précisément d’un sens littéral et d’un sens dérivé.

Une autre approche dite « moderne » semble s’opposer à celle de Fontanier. C’est celle qui considère la métaphore non pas comme une figure de style, mais plutôt comme un procédé de langage courant et, donc, comme un procédé discursif. Cette nouvelle conception n’appréhende pas la métaphore comme un jeu de mots, c’est-à-dire comme un jeu consistant à reprendre sous une autre forme d’expression un sens qui existe déjà dans une expression précédente. Elle l’appréhende plutôt comme un phénomène qui crée d’autres pôles de sens et qui ouvre la langue à une somme de contingences sémantiques dépendant du contexte, de la situation et des connaissances du locuteur. Ses initiateurs sont Georges Lakoff et Mark Johnson (Georges Lakoff et Mark Johnson, 1985). Ces derniers indiquent que la métaphore dérive de différents concepts qui émergent de notre interaction directe avec l’environnement. Fromilhague et Sancier (Fromilhague et Sancier, 1991) reprennent subrepticement la définition de Georges Lakoff lorsqu’ils pensent que la structure de la métaphore repose sur une rupture d’isotopie, en ce sens que l’association de sèmes spécifiques, en principe incompatibles, abolit les catégories logiques et impose une redistribution subjective où se manifeste une vision personnelle et imaginaire du monde. Fromilhague et Sancier pensent, en d’autres termes, que dans la métaphore la référence première est suspendue parce que le comparant se charge d’une connotation dont le sens dépend du contexte de réalisation de l’énoncé.

 À tout prendre, l’on peut dire que la métaphore comme figure de style – perspective classique - repose sur un ordre de ressemblance plus ou moins objectif, alors que la métaphore comme figure discursive repose sur un ordre de ressemblance subjectif et contextuel, c’est-à-dire sur un ordre de ressemblance qui tient compte des aspects pragmatiques de la langue, en particulier des intentions du locuteur.

 Notre étude, qui tente de présenter le jargon de la corruption dans toute sa spécificité - un jargon qui se déploie au cours des échanges verbaux - s’inscrit dans le domaine de la pragmatique, c’est-à-dire de l’analyse du langage en contexte. Elle s’intéresse donc aux métaphores discursives qui fondent ce jargon.

S’appuyant sur l’écart entre le sens premier d’un terme et le sens communiqué par ce terme, les métaphores discursives sont des formes d’expression qui laissent toute liberté à l’imagination, à l’invention et qui suscitent un certain vagabondage spirituel. Justement, le corrupteur dont nous étudions le jargon s’en sert pour détourner son interlocuteur vers d’autres concepts que ceux dont il parle. Sachant pertinemment que ce qu’il fait est immoral et répréhensible, il accomplit des actes de langage connotés pour faire passer discrètement le message sans éveiller les soupçons. D’où son discours flou et incompris par le grand nombre. Prenons quelques exemples :

« Mouille ma barbe.» ; « Apporte ma bière.» ; « Fais un geste qui sauve.» ; « Donne-moi la cola.» ; « Donne-moi le gombo.» ; « Donne-moi le carburant.» ; « Arrose ton dossier.» ; « Pose le caillou sur ton dossier. » 

« Parle bien.»

Devant l’agent public qui tient ces propos, l’usager ordinaire et « novice » qui sollicite un service ou qui recherche un emploi aura du mal à comprendre ce discours dont la créativité déforme le français standard et dont le sens littéral prête à équivoque. « Comment poser le caillou sur un dossier ? Comment  faire pour bien parler, pour faire un geste qui sauve ou pour arroser le dossier » ? Voilà des questions qui peuvent certainement tarauder son esprit et lui susciter moult représentations. Or, à celui qui n’ignore pas les rouages et les mécanismes de la corruption, un tel discours rappellerait plutôt ce jargon communément utilisé par certains agents de l’Etat pour rançonner les citoyens, un jargon structuré de figures dont la compréhension nécessite une certaine initiation. Il en va ainsi des métaphores verbales « arrose ton dossier »; « fais un geste qui sauve »; « parle bien »; « bouge tes poches ». Et des métaphores nominales « la cola », «le caillou », « le gombo », « le tchoko », utilisées pour exiger de l’argent ou tout autre cadeau en échange d’un service pourtant gratuit.

En d’autres termes, dans une situation de communication unissant le fonctionnaire capricieux – le fonctionnaire corrompu qui veut monnayer ses services - à l’usager qui demande un service, l’acte d’« arroser le dossier » ne consiste pas à humecter, à  mouiller, à asperger sa demande d’emploi en versant de l’eau dessus ou quelque autre liquide. Ce qui serait d’ailleurs incongru. L’acte d’« arroser le dossier » consiste plutôt à «donner de l’argent ». Son interprétation nécessite donc une certaine redistribution sémantique. En effet, le verbe « arroser » est métaphorique dans l’expression « arroser le dossier » dans la mesure où un certain cadre conceptuel  CC2 - activité relative à l’argent - est vu à travers un autre cadre conceptuel

CC1-activité relative à l’eau. Autrement dit, l’activité relative à l’argent est vue à travers l’activité relative à l’eau, notamment à l’action d’arroser. Il y a donc transfert de sens d’un domaine CC2 à un domaine CC1. Le fonctionnaire reconstitue le cadre d’expérience de la transaction financière en lui conférant une nouvelle apparence. De même, dans les circonlocutions verbales «faire un geste », « bouger les poches », « bien parler »,  il y a métaphore parce que le cadre conceptuel CC2 - activité relative à l’argent - est successivement vu à travers les cadres conceptuels CC1 - activité relative au mouvement du corps -,

CC1’- activité relative au mouvement des poches -  et CC1’’- activité relative à la parole. Autrement dit, l’activité relative à l’argent est vue respectivement à travers un geste ou un mouvement de corps, à travers un mouvement des poches et à travers l’action de parler. Une fois de plus, le fonctionnaire recrée le cadre d’expérience de la transaction financière en lui donnant d’autres apparences. Il y a donc redistribution subjective du sens. Le fonctionnaire ne demande pas à l’usager de bouger, ou de s’agiter. Il ne lui demande pas non plus de lui apporter une aide ou une quelconque faveur. Il lui pose plutôt une condition pour traiter son dossier. Et cette condition, c’est de verser une somme d’argent ou de donner un tout autre cadeau précieux. Le même message devrait passer lorsque le fonctionnaire corrompu exige de « bien parler ».

Dans le même sens, « la cola » dont il est question ici n’est plus le fruit du colatier, mais plutôt de l’argent. « La bière » ne renvoie plus à une bouteille de vin, mais plutôt à de l’argent ou à quelque chose de plus valeureux que la bouteille de vin. Idem pour « le carburant » qui n’est plus ce corps liquide utilisé pour faire fonctionner un moteur à explosion. Et pour « le gombo » qui n’est plus, comme dans le dictionnaire Larousse, cette plante potagère tropicale de la famille des Malvacées dont on consomme les feuilles et les fruits riches en mucilage. Nous nous situons donc non plus dans un registre commun et accessible à tous, mais plutôt dans un registre crypté dont la lisibilité et l’interprétation restent réservées à un groupe bien limité. Nous nous situons dans un registre qui repose sur le « non dire » ou le « dire autrement ». Pour comprendre davantage ce jargon, c’est-à-dire saisir et cerner le processus de sa formation et de son engendrement, tentons de mettre à jour l’ordre de ressemblance caché de ses métaphores.

En examinant de près ce jargon, l’on peut se rendre à l’évidence qu’il entretient une certaine  contiguïté avec la notion à laquelle il renvoie – l’argent -, malgré l’écart apparent qui existe entre les deux. En effet, l’argent peut être considéré comme le pourvoyeur de nourriture, de vêtement, de logement, de déplacement, de loisir ; comme le stimulateur du travail, de la création, de l’esprit d’entreprise. Il peut, en somme, être considéré comme le carburant et l’énergie de la vie. Et lorsqu’on observe les lexies et les tournures utilisées par certains agents de l’Etat camerounais pour monnayer les services, on peut s’apercevoir que le sens de la plupart des expressions se rapporte aux concepts d’équilibre et d’énergie. Il en va ainsi des métaphores liées à l’alimentation comme « donner la bière »,  «donner la cola », « donner le gombo », « donner les makala pati », « donner à bouffer », « donner à manger ». En effet, le gombo, en tant que denrée alimentaire, est dispensateur d’énergie. De même que « makala » - un emprunt aux langues locales - qui signifie « les beignets ». « Bouffer » et « manger » traduisent l’action de consommer de la nourriture. « La bière » et « la cola », sans être des aliments en tant que tels, approvisionnent en énergie de par leurs substances toniques.

Outre les expressions dont le sens réfère plus ou moins à l’alimentation, il en existe d’autres qui traduisent des mouvements mécaniques – mouvements du corps -  synonymes de vie et d’énergie. Dans cette catégorie on retrouve les  figures telles que  « mouille ma barbe », « fais un geste qui sauve », « donne mon carburant », « arrose ton dossier », « pose le caillou sur ton dossier », « parle bien », « bouscule ton dossier », « pistonne ton dossier ».

En somme, la pléthore de figures mécaniques et surtout alimentaires dans ce jargon laisse sous-entendre que les corrupteurs auxquels nous faisons allusion revendiquent une certaine énergie vitale pour travailler, pour faire transiter un dossier d’un service à un autre ou pour l’évaluer. Ils réclament une certaine émulation et un certain enthousiasme – le fait de pouvoir manger après une journée de travail accomplie et de pouvoir se distraire après des mois de travail– que seul l’argent peut procurer. En d’autres termes, les figures alimentaires et mécaniques qui structurent le jargon représenté laissent comprendre que la corruption, ce grave problème de morale publique qui freine la croissance économique et aggrave les disparités au Cameroun, est quelque part  stimulée par une baisse drastique des salaires des agents du service public dans un contexte social où l’initiative privée n’est véritablement pas encouragée, et où faire carrière dans l’administration reste un idéal. Une baisse des salaires qui, depuis 1993, encrasse les fonctionnaires dans une situation de paupérisation indescriptible qui les rend parfois vulnérables. Ceci étant, outre les campagnes de sensibilisation menées par des associations et certaines éditions de presse locale, l’une des stratégies opérationnelles pour susciter une volonté populaire courageuse contre la fraude et la corruption serait d’accompagner et de subventionner le secteur privé, et d’améliorer substantiellement les conditions de vie et de travail des agents de l’Etat.    

Au regard de ce qui précède, l’analyse du jargon de la corruption tel qu’il se déploie  chez certains fonctionnaires camerounais fait voir un discours spécialisé, c’est-à-dire un discours crypté dont la lisibilité sémantico-pragmatique reste réservée aux initiés. L’examen des procédés de cette cryptonymie et de cette opacité révèle un jargon qui s’appuie sur des métaphores discursives, mécaniques et alimentaires présentant la corruption comme une sorte « d’impôt privatisé » prélevé par les fonctionnaires camerounais pour leur compte. En d’autres termes, l’examen des procédés de cette opacité  révèle un jargon qui s’appuie sur des métaphores dont le sens reflète la conjoncture économique que traverse le Cameroun.



Liste des références bibliographiques

CHARAUDEAU Patrick et Dominique Maingueneau, (2002), Dictionnaire d’analyse du discours, Paris, Editions du Seuil

DUBOIS  Jean. et al,  (1994),  Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage,  Paris, Larousse

FROMILHAGUE et Sancier (1991), Introduction à l'analyse stylistique, Paris, Editions Bordas

FONTANIER Pierre, (1977), Les figures du discours, Paris, Flammarion

GUILLAUME  Gustave, (1984), Temps et verbe. Théorie des aspects, des modes et des temps suivi de L'architectonique du temps dans les langues classiques, Paris, Honoré Champion

KERBRAT-ORECCHIONNI Catherine, (1982),  « Le texte littéraire : non-référence, autoréférence, ou référence fictionnelle ? », Texte. Revue de critique et de texte littéraire, 1, p. 27-49

LAKOFF Georges et JOHNSON Mark (1985), Les métaphores dans la vie quotidienne, Paris, Editions de Minuit

«Ne dites surtout pas "corruption"», article paru dans Le Messager le 20 Août 2003 et mis en ligne sur le site cameroon-info.net



Pour citer cet article


DJOB-LI-KANA Edouard Christian. Langage métaphorique et corruption de la pensée dans le discours social camerounais. Signes, Discours et Sociétés [en ligne], 10. La métaphore dans le discours spécialisé, 12 novembre 2013. Disponible sur Internet : http://www.revue-signes.info/document.php?id=3150. ISSN 1308-8378.




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Revue électronique internationale publiée par quatre universités partenaires : Galatasaray (Istanbul, Turquie), Ovidius (Constanta, Roumanie), Turku (Finlande) et Nantes (France) avec le soutien de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF)
ISSN 1308-8378